Musée du communisme - Museum of communism
Suite de la visite des musées de Prague... Le musée du communisme est situé au 1er étage d'un immeuble ancien, en plein centre de Prague, mais un peu caché dans une cour intérieure. Pour y entrer, on emprunte donc une escalier comme si l'on arrivait chez un particulier. Le musée d'ailleurs est clairement installé dans un appartement, aménagé.
Ce musée est très intéressant car, à l'instar de celui sur Mucha, il n'est pas trop grand, les explications sont synthétiques mais précises, et même en français ici! On y découvre des aspects de la vie sous le communisme, et des détails peu connus en occident sur l'histoire de ce régime en Tchécoslovaquie.
Voici quelques éléments que j'ai retenu de façon tout à fait subjective...:
- des couronnes (la devise tchècoslovaque) spéciales ou sortes de bon d'achat dits Tuzex, du nom des magasins qui les écoulaient, étaient échangées contre les devises étrangères aux personnes qui en rapportaient lors de leur voyage hors de Tchécoslovaquie, ou qui en recevaient lors de "services" dispensés aux étrangers de passage en Tchécoslovaquie... Leurs valeurs étaient bien supérieures aux couronnes standards et permettaient donc de s'acheter des produits indisponibles dans les échoppes habituelles
- l'industrialisation à outrance (mines, industries lourdes...) pratiquée dans certaines régions a provoqué des dommages écologiques, qui ne sont pas encore effacés
- lors de la période communiste, le travail des femmes était très répandu, la propagande faisant de cette situation une démonstration de l'émancipation féminine sous régime communiste
- l'espérance de vie pendant la période communiste a baissé, spécialement dans les régions industrielles, à forte densité d'usines
- les tchèques ont un faible pour la musique country, et cela depuis le début du XXème siècle (!), même si le pouvoir communiste n'aura de cesse d'empêcher sa diffusion. Je vais essayer de comprendre pourquoi...
- entre 1945 et 1947, s'étale une sorte de période de transition sur le plan politique en Tchécoslovaquie, pendant laquelle les communistes n'ont pas encore le pouvoir total. Ce pays ( y compris ses ministres communistes), est d'ailleurs le seul à accepter une participation à la conférence de Paris en 1947, tenue dans le cadre du plan Marshall qui débute alors. On croit encore avoir un peu d'indépendance vis à vis de Moscou... Mais Staline intervient auprès de Gottwald, le premier ministre tchèque communiste et la décision de participer est reniée. Et début 1948, suite à un coup de force, mi-politique, mi-violent, la dictature communiste s'installe pour 40 longues années...
- en janvier 1969, Jan Palach s'immolait sur la place Venceslas en protestation à l'occupation soviétique. Il est une figure connue dans le monde entier, à la fois dramatique et symbolique de la "résistance" au joug communiste. Mais sait-on qu'un mois plus tard, Jan Zajíc l'imitait, au même endroit, le 25 février 1969...Et qu'Evžen Plocek se suicidait de la même façon le 25 avril 1969, à Jihlava...
Voici quelques éléments que j'ai retenu de façon tout à fait subjective...:
- des couronnes (la devise tchècoslovaque) spéciales ou sortes de bon d'achat dits Tuzex, du nom des magasins qui les écoulaient, étaient échangées contre les devises étrangères aux personnes qui en rapportaient lors de leur voyage hors de Tchécoslovaquie, ou qui en recevaient lors de "services" dispensés aux étrangers de passage en Tchécoslovaquie... Leurs valeurs étaient bien supérieures aux couronnes standards et permettaient donc de s'acheter des produits indisponibles dans les échoppes habituelles
- l'industrialisation à outrance (mines, industries lourdes...) pratiquée dans certaines régions a provoqué des dommages écologiques, qui ne sont pas encore effacés
- lors de la période communiste, le travail des femmes était très répandu, la propagande faisant de cette situation une démonstration de l'émancipation féminine sous régime communiste
- l'espérance de vie pendant la période communiste a baissé, spécialement dans les régions industrielles, à forte densité d'usines
- les tchèques ont un faible pour la musique country, et cela depuis le début du XXème siècle (!), même si le pouvoir communiste n'aura de cesse d'empêcher sa diffusion. Je vais essayer de comprendre pourquoi...
- entre 1945 et 1947, s'étale une sorte de période de transition sur le plan politique en Tchécoslovaquie, pendant laquelle les communistes n'ont pas encore le pouvoir total. Ce pays ( y compris ses ministres communistes), est d'ailleurs le seul à accepter une participation à la conférence de Paris en 1947, tenue dans le cadre du plan Marshall qui débute alors. On croit encore avoir un peu d'indépendance vis à vis de Moscou... Mais Staline intervient auprès de Gottwald, le premier ministre tchèque communiste et la décision de participer est reniée. Et début 1948, suite à un coup de force, mi-politique, mi-violent, la dictature communiste s'installe pour 40 longues années...
- en janvier 1969, Jan Palach s'immolait sur la place Venceslas en protestation à l'occupation soviétique. Il est une figure connue dans le monde entier, à la fois dramatique et symbolique de la "résistance" au joug communiste. Mais sait-on qu'un mois plus tard, Jan Zajíc l'imitait, au même endroit, le 25 février 1969...Et qu'Evžen Plocek se suicidait de la même façon le 25 avril 1969, à Jihlava...
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